Qu’il soit porté sur le sexe n’est pas à blâmer tant qu’il ne force personne. Il a été dit que la collaboratrice hongroise du FMI était consentante. Si c’est vrai, c’est une affaire domestique entre lui sa femme et sa maîtresse.
Quant à l’affaire Tristane Banon, voilà ce que j’en pense, sur les bases de ce que la presse a révélé :
Tristane s’est retrouvée un jour par terre en train de se débattre contre un homme politique qui tentait de la déshabiller alors qu’elle venait l’interviewer. Elle résiste et réussit à s’enfuir. Elle s’en ouvre à quelques proches, puis garde cet épisode pour elle, pour ne pas être étiquetée « la journaliste qui a eu un problème sexuel avec un homme politique » et suivant le conseil de sa mère qui ne souhaite pas que le PS soit éclaboussé.
Il y a eu agression sexuelle, c’est fort désagréable. En revanche, elle a réussi à éviter que l’homme parvienne à ses fins, et c’est très important pour elle sur le plan psychologique. Elle n’est pas victime, elle a su repousser l’agresseur. Il lui reste une impression de dégoût envers cet homme, sans doute une crainte à chaque fois qu’elle interviewe un homme. C’est un préjudice moral, une des blessures que la vie nous inflige. Mais à mon sens on doit ranger ça aux pertes et profit, la justice n’a pas à indemniser des cas comme celui-là, sauf à déresponsabiliser les humains de la conduite de leur vie. L’argent qu’on espère toucher est un poison. Au lieu de vouloir guérir, certaines personnes préfèrent entretenir leur statut de victime potentielle ou avérée, dans l’espoir de toucher un pactole. Il vaudrait mieux regarder la vérité en face : « Il a essayé de me forcer, j’ai réussi à le repousser. J’ai eu peur, j’ai passé un sale moment, mais au bout du compte j’ai été capable de me protéger. J’ai gagné. » Pour l’équilibre psychique le gain de confiance en soi est préférable au gain financier (oh Mik ! c’est toi qui discours sur la confiance en soi ?

).
En revanche, c’est très bien que Tristane ait porté l’affaire devant le tribunal afin que nul n’ignore plus la conduite de ce triste sire qu’on nous présentait comme futur président des Français, alors que dans les milieux autorisés « tout le monde savait ». C’est bien qu’un violeur soit étiqueté.
Mik